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L'armement de sécurité

L’armement de sécurité

Attention ! Nouvelle règlementation en vigueur à partie du 1er mai 2015.

L’armement de sécurité désigne l’ensemble du matériel embarqué à bord d’un bateau visant à permettre la sécurité de la navigation.

- Armement de sécurité obligatoire

Pour les navires de plaisance d’une longueur de coque inférieure à 24 mètres (ce qui est le cas de la majorité des pointus !), les dispositions réglementaires ont été récemment modifiées par l’Arrêté du 2 décembre 2014 modifiant l’arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires

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Division 240 - décembre 2014

L’armement minimum obligatoire dépend de la zone de navigation fréquentée par le navire :

  • navigation basique : à moins de 2 miles d’un abri*,
  • navigation côtière : entre 2 et 6 miles d’un abri*,
  • navigation semi-hauturière : entre 6 et 60 miles miles d’un abri*
  • navigation hauturière : au-delà de 60 miles d’un abri*

l’abri étant ainsi défini : "Endroit de la côte où tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment ainsi que des caractéristiques de l’engin, de l’embarcation ou du navire."

Ce qui change pour les patrons de pointus :

- La nouvelle classification des zones de navigation

avec la distinction entre une zone de navigation basique et une zone de navigation côtière.

- Des changements concernant le matériel obligatoire

Il est indispensable que chacun repère bien ce qui le concerne. Nous attirons votre attention sur :

  • l’obligation nouvelle d’un moyen de repérage lumineux individuel.
  • l’obligation de disposer d’un moyen pour remonter à bord pour une personne tombée à la mer.

Il appartient au chef de bord (capitaine, patron sur un pointu) et à lui seul de veiller à ce que l’équipement soit adapté à la zone dans laquelle il navigue ; sa responsabilité en cas d’insuffisance de l’armement est engagée en cas de contrôle inopiné par les autorités et bien sûr en cas d’accident.

Le matériel de sécurité obligatoire doit :

  • non seulement être présent à bord ,
  • mais aussi être en état de fonctionner (révision des extincteurs, cartouches de gaz des gilets à gonflement automatique...),
  • et être facilement accessible .

- Armement de sécurité complémentaire

En sus de l’armement réglementaire qui représente un minimum obligatoire, chaque patron doit réfléchir au matériel complémentaire qui pourrait être utile en cas d’accident. Parmi les équipements fortement recommandés :

  • moyen de télécommunication
    • le téléphone portable GSM aujourd’hui largement banalisé, est un instrument utile en navigation côtière pour appeler à l’aide. Il est très souhaitable d’avoir :
      • enregistré en mémoire les numéros d’alerte correspondant à la zone de navigation fréquentée, pour les pointus de Sanary en particulier :
        Crossmed : 04 94 61 71 10
        Capitainerie de Sanary : 04 94 74 20 95
        Capitainerie des Embiez : 04 94 10 65 21
        Capitainerie de Bandol : 04 94 29 42 64
        Capitainerie des Lecques : 04 94 26 21 98
        Capitainerie de La Ciotat : 04 42 08 62 90
      • pensé avant le départ au bon état de charge de la batterie, et éventuellement à son maintien à bord grâce à un chargeur 12 v de type automobile.
      • organisé sa protection vis-à-vis de l’humidité.
    • la VHF moyen de télécommunication phonique sur des hautes fréquences dédiées aux communications marines bateau/terre et bateau/bateau, la VHF présente de nombreux avantages : canal d’alerte (16) veillé par les services de secours, sémaphores et les navires, facilité de repérage topographique par les moyens aériens et maritimes de secours.
      Les appareils portables étanches ou résistant à l’aspersion sont particulièrement adaptés aux pointus. Avec une puissance d’émission de 5 W et sans avoir besoin d’une antenne fixe, ils offrent une portée de 7 à 9 miles suffisante en navigation côtière.
      La législation concernant l’utilisation des VHF en mer a été assouplie par l’arrêté du 22 février 2011. Actuellement, dans les eaux territoriales françaises (12 miles du littoral) :
      • l’utilisation d’un émetteur-récepteur VHF portable sans ASN (Appel Sélectif Numérique) est libre ;
      • l’utilisation d’un émetteur-récepteur VHF portable avec ASN ou d’un modèle fixe (avec ou sans ASN) nécessite d’être titulaire d’un permis plaisance.

Consulter ici la plaquette sur la VHF marine du Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (mars 2011).

  • couverture de survie

Elle permet de réchauffer rapidement une personne tombée à la mer. Il s’agit d’un investissement modique loin d’être superflu, en particulier pour les navigations en période hivernale.



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Mis à jour le mardi 25 avril 2017